Je me sens dépassé.e...




La surcharge… Voilà un thème qui revient souvent. Trop à faire, à penser, à gérer, à organiser. Charge mentale, obligations, impératifs, demandes, échéances, urgences, engagements,… Comme une montagne de devoirs non-faits, ils transforment des femmes et des hommes accomplis en mauvais élèves. Ou au contraire en élèves modèles mais…épuisés. Véritablement rompus et brisés devant la contrainte.



Il y a un vrai challenge à vivre une vie incarnée, une vie de rencontres, une vie de relations que lorsqu’on en arrive à l’éreintement on n’a plus qu’une envie: celle de disparaître. Se lover dans un paysage idyllique, seul sur une île lointaine où personne, plus personne ne viendra vous demander quoi que ce soit. Devant cette image d’Epinal que brandissent souvent les magazines et les publicités, on imagine que le rythme infernal va s’arrêter.


J’ai beaucoup de compassion à cet endroit précis, et oui, ça me parle. Je suis attentive à questionner précisément ce qui se passe et comment ça se manifeste. Quelle est votre histoire avec la surcharge? Depuis quand avez-vous une histoire avec elle et qu’y a t-il à en raconter, à en comprendre?

Quelle raison, quelle blessure, quel besoin non entendu, quelle colère inexprimée se cache là? A quel point et comment vous fragilise-t-elle? Que vous amène-t-elle à vivre comme émotion? Quels sont les bénéfices de cet état où vous gérez tant de choses? Quelles sont les personnes qui portent elles aussi tant de poids dans vos paysages relationnels? Et celles qui n’en portent pas?



Un entretien sert véritablement de pièce vide ou de table de travail où on peut enfin se permettre de déposer nos encombrements, de chercher tous les endroits qui suffoquent de nos trop pleins et partager ces émotions indigestes qui, une fois mis en mots, trouvent un chemin plus conscient.

Et comme on peut faire un grand tri avec un ami plein d’énergie un dimanche matin de printemps, nous pouvons tous alléger notre inconscient, clarifier nos systèmes et remettre de la lumière dans nos habitats.


Et commencer à vivre nos levers de soleil intérieurs, dans une belle et grande maison qui est la nôtre.


"Vous n’êtes pas enfermés dans vos corps ni emprisonnées dans les maisons ou dans les champs. Ce qui est vous, habite plus haut que la montagne et vagabonde avec le vent. C’est une chose libre, un esprit qui enveloppe la terre et se meut dans l’éther"

Kalil Gibran



Pour aller plus loin


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