Ambivalence au son des cloches



Oh, the weather outside is frightful But the fire is so delightful Since we've no place to go Let it snow, let it snow, let it snow


It doesn't show signs of stopping And I brought some corn for popping The lights are turned down low Let it snow, let it snow, let it snow


When we finally kiss goodnight How I'll hate going out in the storm But if you'll really hold me tight All the way home I'll be warm

Samy Cahn, 1945



J'ai choisi les premiers couplets de cette chanson au top des charts américains depuis plus de cinquante ans parce qu'elle nous parle d'amour. Souvent reprise à Noël, elle nous raconte comment, quand il fait froid dehors et que la neige ne s'arrête pas de tomber, il est bon de rester à l'intérieur et de trouver refuge auprès de ceux qu'on aime.


C'est de cette façon que j'avais envie d'écrire en cette fin d'année. Ca m'a pris du temps pour trouver la justesse entre mes observations et mes sentiments, et de dégager ce qui pourrait faire écho, soutenir ceux qui en ont besoin et éclairer ce qui peut confondre en cette période particulière.


Parce que c'est intense de constater que la misère et le drame coexistent avec l'abondance, intense de revenir en famille, de faire face à un rendez-vous mondial, de clôturer une année entière.

La chronicité se répète, inlassablement. Pour certains c'est un triste anniversaire, pour d'autres une occasion assez anodine ou encore une célébration profonde et spirituelle. Que s'est-il passé d'important? En quoi cette année c'était différent? Quels ont été les épisodes difficiles? Quelles victoires avons-nous vécues? Quels embourbements?

Comment se parler et accueilir en soi tout ce qui émerge et répondre à la grande question du "ça va?"


Malgré l'invitation au rassemblement, les bonnes intentions, les souhaits, les valeurs généreuses et la chaleur humaine que transporte l'idéologie de Noël, il peut y a voir un inconfort dans cette période. Les esprits sensibles connaissent peu de répit et il est probable que nombreux d'entre nous se sentent démunis à un moment ou un autre par un sentiment diffus et une difficulté plus ou moins importante à traverser ce moment soi-disant si joyeux.


En conscience de tout ça, et une fois encore, je vous invite à chausser des lunettes amoureuses et de les porter à l'intérieur de vous-même, à écouter Franck Sinatra, à vous laisser surprendre par les lumières dans la rue et à vous faire un cadeau inattendu. Je vous invite à ressentir le froid et le chaud, à goûter du cacao, à regarder les rides aux coins de nos yeux avec tendresse. Et à la manière des Beatles, en cette saison, just let it snow.

Revenir à l'intérieur. Retrouver cet espace où l'on peut respirer, digérer, rester tranquille et retrouver notre propre vibration. Respecter son rythme et ne pas hésiter à se retirer ou au contraire à rejoindre celui, celle et ceux que nous aimons. Le dire, se dire et offrir.


Avec amour,





Le temps dehors est épouvantable Mais le feu est si chalereux Et puisque nous n'avons pas d'autre endroit où aller Qu'il neige...

Aucun signe qui montre que ça va s'arrêter

Et je nous ai acheté de quoi faire du popcorn Les lumières ont baissé doucement Qu'il neige...


Alors qu'on s'embrasse et qu'on se dit bonne nuit Je réalise que je déteste aller dehors dans la tempête Mais si tu me serres fort dans tes bras J'aurai chaud sur le chemin de retour vers la maison

Le feu se meurt doucement Et on s'embrasse toujours Et auss ilongtemps que tu m'aimeras alors... Qu'il neige...







Et surtout




🎧 - A ECOUTER



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